Haiti Cherie!


Fonds-Parisien vient de perdre un de ses plus beaux fleurons : Jean Valbrune Brésil. Porteur de civilisations, il en fut l’un des plus illustres fils. Doté d’une intelligence supérieure, Jean Valbrune Brésil aura été le principal fondateur de l’école à Fonds-Parisien. Les générations façonnées plus ou moins par une certaine culture académique de quarante ans et moins ont toutes un lourd tribut de reconnaissance envers cette figure de proue à laquelle revient le mérite d’avoir été notamment le pionnier de l’école secondaire à Fonds-Parisien.
Auteur, compositeur et poète à ses heures, la mémoire collective fonds-parisiennoise se souviendra longtemps encore de ses œuvres musicales dont la très célèbre NICOLE dans lesquelles il fit l’éloge de ce coin de terre qu’il appela avec un réel parti pris, mais sans fausse modestie ni exagération, FONDS-PARADIS. Il ne put jamais se départir de cet espace qui le vit naître, grandir, vivre et enfin mourir. C’est donc au fond de ce paradis qui l’émergea à la surface de la Terre qu’il retourne avec un sentiment de légitime fierté et la satisfaction profonde du devoir accompli. Si la vie de l’homme qu’il fut n’est pas pleinement remplie aux yeux de sa famille, de ses proches et de ses admirateurs tant ils aimeraient le voir continuer de vivre longtemps encore parmi eux, Vaval fut cependant un homme accompli dans toute l’acception du terme par son parcours des plus enviables. Enseignant dès son plus jeune âge, il le resta toute sa vie tant et si bien que le mal qui l’aura finalement emporté l’atteignit pour la première fois au sein même de son bureau de préfet de discipline (censeur) au lycée de l’amitié de Ganthier. À noter aussi qu’il fut Maire-assesseur de cette commune pendant quatre ans.
C’est donc ce patriarche que Fonds-Parisien pleure aujourd’hui. Polynice Agency mêle ainsi sa voix à celle de toute la ville pour pleurer ce grand disparu dont le souvenir ne disparaîtra pourtant jamais de la mémoire de cette ville qu’il a bâtie des gouttes de sa sueur, de son sang et de son crachat béni et garni de savoir tombées du haut de sa chaire d’enseignant, de son bureau de censeur et de directeur. Polynice Agency pleure Maître Valbrune parce qu’il est seulement bon de pleurer tel que nous l’enseigna le poète Oswald Durand dans Ducasse Hyppolite, pour lequel notre très regretté voua de son vivant une parfaite admiration. « Il est bon de pleurer et je pleure avec vous/ Pleurer est un bonheur dont les dieux sont jaloux/ ». Si tel ne fut pas le cas, Polynice Agency aurait adopté une autre formule pour s’incliner avec le plus grand respect devant ce qui aura été la dépouille mortelle de cet illustre éclaireur.
Du reste, des femmes et des hommes de la trempe de Jean Valbrune Brésil, qui ont ainsi marqué de leur empreinte indélébile leur passage sur la planète Terre ne meurent jamais. Vaval n’est pas mort, il a vécu pour paraphraser Michel Eyquem de Montaigne. Polynice Agency s’associe donc à tous ses membres pour rendre ses plus vibrants hommages à cette émeraude détachée jadis de l’anneau de Dieu, et qui vient d’être seulement appelée à d’autres missions dignes de celles qui furent toujours les siennes ici-bas durant sa trop courte existence parmi les mortels.
Marie T. Necy POLYNICE
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Comment by michaud laguerre on September 15, 2010 at 10:45am
Comment by John Fitzgerald Resignac on August 29, 2010 at 4:46pm
Comment by Polynice's Agency on August 29, 2010 at 1:24pm Created by Polynice's Agency Dec 6, 2008 at 11:41pm. Last updated by Polynice's Agency Jul 23, 2010.
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